Publié dans Editorial

Et ça continue !

Publié le jeudi, 31 juillet 2025

La Terre continue de tourner sur elle-même et autour du Soleil, l’astre central du système solaire, qui évolue lui-même dans la galaxie de la Voie lactée. Heureusement ainsi pour l’humanité, que la planète Terre continue allègrement de tourner sans arrêt, même pour un millionième de seconde sinon c’est la catastrophe planétaire sans précédent. Le séisme de 8,2 à l’échelle de Richter qui vient de secouer l’océan Pacifique n’en est rien par rapport à l’intensité de ce drame. 

Ainsi, la vie continue avec son train-train quotidien. Après l’éclatement de l’affaire d’empoisonnement délibéré au cours d’une fête d’anniversaire d’Ambohimalaza ayant couté la vie à 33 convives, bilan jusqu’à ce jour, et des cas graves en cours de traitement, les procédures  judiciaires afin d’établir la vérité continuent leur bonhomme de chemin. Au dernier rebondissement, Fenohasina, l’hôtesse de la fête d’anniversaire, et sa mère ont été placées en détention préventive. Soyons-en sûrs que la décision des autorités judiciaires s’appuie sur des faits réels et incontestables. Elles vont rejoindre les trois autres placées sous mandat de dépôt auparavant. L’affaire a pris ainsi une nouvelle tournure et évolue vers un mystère où personne ne saura à quel aboutissement ! Selon certains observateurs, il existe encore des zones d’ombre à élucider. L’opinion attend de pied ferme.

Après l’éclatement ayant fait l’effet d’une bombe de l’ « affaire des 5 Boeing 777 » déclenchant le départ précipité de Ramonjavelo Valéry, ministre des Transports et de la Météorologie, les choses sérieuses ne font que commencer. Le limogeage du membre de Gouvernement incriminé ne saurait, à lui seul, suffire à faire toute la lumière sur l’affaire. Le Premier ministre, chef du Gouvernement, annonce officiellement que l’Etat malagasy sollicite l’expertise du FBI, d’Interpol et de l’OACI en la matière. Pour tout dire que l’ampleur des dégâts et des responsabilités de cette « affaire » dépasse les frontières. Elle exige l’appui des entités internationalement plus compétentes sinon plus expérimentées. Une chose semble certaine : cette accablante affaire portée sur la place publique par inadvertance et ayant coincé le ministre Ramonjavelo dans l’œil de l’ouragan, ne constitue que la petite partie émergée de l’iceberg. D’autres affaires devraient être mises à jour à moins que des tentatives délibérées ne cherchent à les étouffer. Nous osons espérer que le fait de solliciter l’appui du FBI, d’Interpol et les expertises de l’OACI reflète la volonté du Gouvernement d’aller jusqu’au bout pour élucider cette « affaire » qui risque de ternir l’image de Madagasikara.

Alors que le pays peine à se relever économiquement, les risques de sanctions internationales viendront assombrir davantage le tableau. L’occasion est offerte aux autorités d’Etat de mettre en marche la Nouvelle stratégie de la lutte contre la corruption qui vient d’être adoptée en grande pompe. Le temps de l’impunité est révolu ! Ce « mal », la corruption, qui infecte le corps de l’administration publique doit être éradiqué à jamais. L’ « affaire des 5 aéronefs » traduit en grandeur nature à quel point la corruption et l’impunité envahissent le cercle du pouvoir à Madagasikara. Certes, le Chef de l’Etat part en guerre contre cet ennemi de la Nation. Mais hélas, en dépit des pouvoirs que lui confère la loi, il ne pourra, à lui seul, neutraliser cette « bête » aussi puissante que redoutable.

Ndrianaivo

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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